10.04.2008
voyages en Inde : sommaire
Ce blog propose des souvenirs, des notes et des photos collectés au cours de voyages en Inde réalisés entre les années 2000 et 2008. Vous y retrouverez bon nombre des monuments et des lieux qui méritent d'être visités dans ce pays. Mais l'Inde est un pays immense aux ressources artistiques, culturelles, humaines et touristiques inépuisables. Tous ces voyages ne m'ont pas permis de venir à bout de toutes les richesses de ce pays et de ses habitants, et c'est tant mieux ! Ainsi je garde toujours une raison de partir à nouveau.
Ce blog n'a rien a voir avec un guide touristique. Il en existe d'excellent et je m'en inspire toujours pour effectuer mes voyages. J'ai seulement voulu partager mon amour et ma passion pour ce pays. J'espère ainsi donner envie d'entreprendre ce voyage, mais de le faire dans un certain état d'esprit de respect d'une culture riche et ancienne. J'ai aussi voulu faire connaître ce peuple qui comptera parmi les premiers du 21ème siècle.
PONDICHERRY
Pondicherry, la ville
Pondicherry, scènes de la vie
TAMIL NADU
Madras
Madras, les plages
Autour de Chennai : Kanchipuram, Vellore
Mahabalipuram
Tiruvanamalai, le barrage de Sathanur
Autour de Pondicherry : Cuddalore, Chidambaram, Tranquebar, Velanganni, la pointe Calimere, marais salants de Vedaraniam
Madurai, Sivakasi
Autour de Madurai : Kumbakonam, Tanjore, Trichy, Pudukottai
Kodaikanal
ANDHRA PRADESH
Tirupatti
KERALA
Munnar
Cochin, le Katakali,les Backwaters
KARNATAKA
Bangalore, Hassan, Belur, Halebib, Srirangapatna, Mysore
GOA
La ville et les plages
MAHARASTRA
Bombay : la ville
Bombay : les Dhobi Ghat
Bombay : itinéraire spirituel
Bombay : Concert Pink Floyd
DELHI
La capitale
RAJASTAN
Jaipur, Amber
MADHYA PRADESH
Orchha, Khajuraho
UTTAR PRADESH
Fatahpur Sikri, Mathura
Agra, le Taj Mahal
Bénares
BIHAR
Both Gaya
ILES ANDAMAN et NICOBAR
QUELQUES THEMES
Pongal : 4 jours de fêtes pour la moisson du riz
Pongal : démonstration de chefs cuisiniers à Eliot's Beach
Le mariage Hindou
12:04 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
02.04.2008
Pondicherry, la ville
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PONDICHERRY – LE DEBUT D’UN VOYAGE
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Mon voyage en Inde commence, comme d'habitude, par Pondicherry.
Le vol Paris-Bombay, puis Bombay-Madras est long mais c'est presque devenu une routine. Mes amis m'attendent à la sortie de l'aéroport et la voiture de Selvam nous conduit vers Pondicherry.
Juste à la sortie de Madras, nous marquons un arrêt au bar où, rituellement, à l'aller comme au retour, nous prenons ensemble une ( voire deux ) bière « Kingfisher » accompagnées de quelques snacks.
J'ai quitté Paris depuis 24 heures et je n'ai pas dormi dans l'avion. Je suis vraiment fatigué.
Ni le vacarme de la circulation indienne, ni les Klaxons agressifs, ni le radiocassette de la voiture qui joue à plein pot le "song" du dernier film à la mode "gillie", ( gillie.2.mp3 ) ne m'empêcheront de m'écrouler de sommeil.
Du coup j'arrive à l'hôtel un peu groggy…
Mes compagnons et le personnel de l'hôtel s'occupent de mes bagages, de ma clef et des formalités. Quelques minutes après je suis dans la fraîcheur de l'air climatisé de la chambre. La transition est brutale entre les quelques degrés de Paris et les 30° de Pondicherry !
J'ai obtenu de mes amis qu'ils ne reviennent qu'en fin de journée, mais ils ont la ferme intention de fêter mon arrivée. C'est samedi soir.... Saturday night fever...!
C'était sûr que les copains ne me laisseraient pas tranquille un tel moment. Leur décision est sans appel : Soirée discothèque pour tout le monde. ( Eh oui, parce qu'il y a une discothèque à Pondicherry, même si elle n'est répertoriée ni au Routard ni à Lonely Planet...

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PONDICHERRY - BALLADE SUR LE FRONT DE MER
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Le lendemain, pour me remettre la tête à l'endroit, je fais la ballade favorite des Pondicherriens : le Cours Goubert. Du haut de sa digue, il surplombe le Golfe du Bengale sur une longueur deux kilomètres.
L'enfilade de monuments est très belle et, c'est mon avis, très bien entretenue par les autorités locales. La plupart de ces bâtiments datent de la présence coloniale française : la mairie, le monument aux morts des "Indes françaises", les anciennes douanes, le vieux phare, le secrétariat du Gouvernement.




Tout au bout, le siège du Consulat de France.
Tout cela sous le regard croisé de Gandhi ( écrasé sous son dais ) et de Nehru ( un peu en pénitence au coin de sa place ).

On pratique le Cours Goubert exactement comme les Ramblas à Barcelonne : dans un sens, dans l'autre, puis on recommence jusqu'à épuisement. A la tombée du jour, qui survient vers 18h30, la fraîcheur, le vent et les embruns font revivre le promeneur
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PONDICHERRY - APRES-MIDI PLACE DU GOUVERNEMENT
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Aux heures les plus chaudes de la journée, l'endroit le plus agréable de cette ville est la place du Gouvernement. Il faut d'abord prendre une bière fraîche restaurant-hôtel "Qualithe". L'endroit est sombre et frais, pas très net, mais tellement nostalgique... Accompagner la bière par un "Chiken sixty-five" est un grand moment !
Après cela, vous aurez sans doute le courage de traverser la rue et de vous abriter sous l'ombre accueillante des "peltoforum", plantés là à la fin des années 40. Quel bonheur de s'asseoir ( ou de s'allonger ... ) sur un banc !

Le son d'une flûte me réveille... Un homme joue et fait la manche. Etonnant, il sort un son magique d'un instrument taillé dans un vulgaire tuyau de plastique...
Les images réelles et imaginaires, les sons, les parfums, se bousculent. Je ne sais plus très bien où je suis, mais je suis bien.
A cet endroit, en 1702, s'élevait autrefois un fort à la Vauban qui assurait la défense de la ville. Une petite plaque pratiquement invisible rappelle cela. En regardant le vieux plan de Pondicherry, on retrouve la présence de cette défense. On est surpris de constater que le plan de la ville n'a pratiquement pas changé depuis 3 siècles...


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PONDICHERRY - LA VILLE « BLANCHE » ET L’EMPRUNTE FRANCAISE
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Contrairement à ce que certains peuvent prétendre, l'influence française dans cet ancien comptoir est réduite comme une peau de chagrin. Il reste le magnifique quartier de la "ville blanche" qui s'étire à l'est de la ville entre le canal et l'océan, avec des noms de rues qui sentent d'autres siècles : la Bourdonnais, Surcouf, Suffren, Romain Rolland, des Bassyins de Richemont, ...

Partout des bâtiments historiques qui sont protégés, souvent très bien restaurés ( Une récente opération a transformé un ancien bâtiment de l'administration en hôtel-restaurant de grand luxe ).

Il y a aussi le Lycée Français, l'Alliance Française, la librairie française...
C'est un plaisir étrange de déambuler dans ces rues, de s'aventurer dans ces cours intérieures, de pénétrer dans la fraîcheur de ces églises.


Mais, à part cet étroit périmètre étrangement suspendu dans le temps, Pondicherry, avec ses quelques 600 000 habitants est bien une ville indienne.
Même le nom anglais de Pondicherry est amené à disparaître, et il n’est pas sûr que le nouveau nom de Puducherry remporte un franc succès. Il y a peu, un responsable politique ultra-nationaliste décida qu’il fallait supprimer tous les noms de rues en français - genre rue Surcouf, rue romain rolland, rue saint louis, rue de la marine ou autre rue Saint gilles…-. Ce fut une catastrophe pour toute l’activité touristique car la plupart des touristes, européen comme indiens, viennent justement pour ce petit parfum désuet de France. Dare-dare, on a rétabli les plaques de rues en Français avec le simple sous titre en Tamoul.
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PONDICHERRY - LE PATRIMOINE TAMOUL
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J'ai décidé de découvrir un peu du patrimoine architectural tamoul ( bravo aux auteurs du tout nouveau petit guide sur Pondicherry et Mamallapuram édité chez Travellog ). Les maisons les plus intéressantes sont situées dans les rues " Eswaran Dhamaraja Koil", "Sri Arobindo" et "Calve Supriya Chettiar". Pas facile de trouver une rue dans cette ville... D'abord, il n'y a pratiquement aucune plaque d'indication. Lorsqu'un nom est indiqué il est écrit selon des orthographes tout à fait variables. Une rue change de nom sans crier gare... et pour couronner le tout, certaines rues portent deux noms en même temps... Le tracé orthogonal des artères, typique de Pondicherry depuis avant 1700, facilite le repérage. Avec un bon plan et en comptant les rues, on s'y retrouve !
J'adore ces maisons aux sombres portiques soutenus par de massives colonnes de bois sculpté. L'une d'entre elles abrite un émouvant petit musée à la mémoire du poète nationaliste tamoul Bharathi.




Pour terminer cette ballade, je file vers le cimetière tamoul situé un peu à l'extérieur de la ville dans le quartier Ouppalam. C'est Manuel qui m'emmène à l'arrière de sa moto. Mais Manuel conduit comme un indien, c'est à dire comme un fou au milieu d'une circulation aux règles très étranges. Je crois mourir dix fois. Grâce à Ganesh que je prie désespérément, j'arrive vivant...
Arrivé à la porte du cimetière fermée par un lourd cadenas il faut questionner un promeneur, qui sort de sa sieste le gardien, qui retrouve la clef du cadenas située je ne sais où.... Vingt minutes après, la porte est ouverte. That's India... !


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PONDICHERRY - LE MARCHE CENTRAL
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Le marché central est véritablement le ventre de la ville. On y trouve absolument de tout : des fruits et de légumes, bien sûr, mais aussi des fleurs, de la viande, des volailles vivantes ( que l'on tue, plume et découpe devant vous ), des épices, du tissu et des vêtements, de la quincaillerie, des ustensiles de cuisine....
Les parfums agréables et désagréables s'entrechoquent ...
Dans ce vaste quadrilatère on déambule difficilement dans d'étroites allées ou des ruelles. Les étals souvent à même le sol viennent empiéter sur le passage. La boue et les épluchures rendent le sol glissant sous vos pieds. L'équilibre est parfois difficile à tenir...
La foule est dense.
La vie du marché ne cesse que tard dans la nuit pour reprendre tôt le matin.


L'activité du marché central déborde sur toutes les rues avoisinantes où les boutiques sont collées les unes aux autres. Le week-end, d'autres petits marchands installent leurs tréteaux. Dans les espaces libres, à même le sol, des vieilles dames vendent quelques légumes ou quelques herbes aromatiques.
Le marché central est vraiment un lieu que j'adore et où j'ai plaisir à me promener, sans but précis. Rare qu'un vendeur ou une vendeuse ne vous décroche un large sourire et ne vous interpelle pas par l'inimitable "Wherrre You Coming Frrrrrom ?" qui est le prélude à un échange sympathique.

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PONDICHERRY - LE JARDIN BOTANIQUE
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Je suis venu plusieurs fois à Pondicherry, mais jamais je n'avais eu l'occasion de franchir la porte du jardin botanique. J'ai demandé à Manuel de me faire découvrir cet endroit. Il me conduit sur sa moto. Comme d'habitude, je crois mourir 10 fois sur la route.
Par contre, il connaît le jardin comme sa poche et me dit y être venu de nombreuses fois pour potasser des cours dans le calme et la fraîcheur de ce superbe endroit. Effectivement, en cette fin de matinée, de nombreux jeunes lisent ou étudient. Un petit train conduit les plus jeunes enfants à travers cette nature. Plus loin, toute une classe s'est réunie autour de quelques biscuits et de boissons.
Je suis surpris par le nombre important de visiteurs dans ce parc. L'ombre fraîche y est sans doute pour beaucoup.



19:25 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inde du sud, pondicherry, tamil nadu, inde
01.04.2008
Pondicherry- quelques scènes de vie
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PONDICHERRY – MARCHER DANS LA RUE
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Ici, marcher dans la rue représente un véritable exploit. D'abord, il faut résister aux coups de "corne" de tous les Rickshaw qui ne comprennent pas votre envie de marcher à pied alors qu'ils peuvent vous conduire au bout de la ville pour quelques roupies. Ensuite, il apparaît que cette ville n'est effectivement pas faite pour marcher à pied. Le trottoir, quand il existe, est difficilement praticable. Le dallage est improbable, parsemé de pièges et d'embûches. Lorsqu'il est plat, il sert de parking aux vélos et motos...

Traverser une rue est une aventure. Déjà, la circulation à gauche héritée de la domination anglaise nous perturbe. Mais en plus, dans les grands axes de circulation, entre la circulation normale et le trottoir, les Indiens inventent deux autres couloirs de circulation à contresens ( dans le bon sens pour nous ... ! ).
Bref, avant de traverser, inutile de regarder la circulation à droite et à gauche et d'attendre que la rue soit dégagée... le soir vous y seriez encore.. ! Il faut prendre un air décidé et traverser droit devant, sans hésitation. Le flot de la circulation coule autour de vous, souvent de près, mais vous arrivez intact de l'autre côté. C'est miraculeux, c'est l'Inde !
Le trottoir est aussi, hélas, ici comme dans toute l'Inde, le lieu où vivent, dorment et meurent un trop grand nombre de personnes. Comment imaginer la vie de ces êtres qui n'ont vraiment rien, pas un toit, pas un sac, juste ce qu'ils portent sur eux.

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PONDICHERRY – LE BUS STAND
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J’accompagne un ami qui doit rentrer chez lui par le bus. Le bus est le moyen pratique et économique pour se rendre partout en Inde. Les grandes distances sont reliées par des lignes de cars assez confortable, parfois avec siège couchettes et air conditionné. En principe les places sont réservées à l’avance. Pour les courtes distances, c’est une autre paire de manches. Le confort des bus est nettement plus spartiate : banquette en bois, espace minimum tant en profondeur qu’en largeur, fenêtres sans vitre. Comme la meilleure place va au premier arrivant, les plus alertes n’attendent ni l’arrêt du véhicule, ni la descente des autres passagers pour le prendre d’assaut. On pousse, on tire… Les sacs volent au dessus des têtes pour entrer ou sortir du bus.
Un spectacle étonnant, qui ressemble à un jeu ou à un sport, à chaque arrivée.
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PONDICHERRY – REPUBLIC DAY
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Toute l’Inde célèbre le 26 Janvier le « Jour de la république ». C’est un jour de congé national. A Delhi se déroulent diverses manifestation et une grande parade militaire.
A Puducherry ( Ex Pondichery ) où je suis aujourd’hui les célébrations sont plus modestes.
Pourtant cet année, la fête revêt un caractère particulier : le gouverneur inaugure en grande pompe la rénovation de la grande place centrale de la ville. Le parc a été rénové et nettoyé. Il est maintenant ceinturé d’une grille fermée la nuit. La foule est dense pour assister à cette manifestation et à la réception officielle au palais du gouvernement.
Sur l’avenue Goubert, face à l’océan, les monuments publics sont décorés de guirlandes lumineuses. Des musiciens et des danseurs se relayent sur le grand podium dressé face à la statue de Gandhi.
Une petite fête foraine attire les enfants.
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PONDICHERRY – LEVER DE SOLEIL DEPUIS AJANTHA SEA VIEW
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Franchement, je ne connais pas beaucoup d’endroits au monde aussi magiques que cette chambre de l’hôtel « Ajantha sea View » à Pondicherry. Le plaisir est rare puisque l’hôtel ne propose que quatre chambres. Rare aussi parce que l’Inde n’a pas encore découvert les plaisirs de la plage. La mer est un lieu de travail pour les pêcheurs, c’est tout. Si quelques jeunes s’aventurent pour de baigner, homme ou femme, c’est tout habillé qu’ils vont se plonger dans l’eau. Pas de café, pas de restaurants. On est loin d’Ostende ou de Knocke-le-Zoute.
Du fond de mon lit, j’assiste au lever du soleil . C’est un moment vraiment exceptionnel.





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PONDICHERRY – CONCERT JAZZ FUSION
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L’alliance française de Pondicherry organise ce soir un concert de jazz « fusion » avec des artistes français et Indiens : Trompette, guitare et batterie côté français, sarod et tablas du côté indien.
Le style « free jazz » n’est pas vraiment ma tasse de thé mais les jardins de la maison « Colombani » au bord de l’océan sont bien agréables et frais.
Une bonne partie de la communauté française de pondicherry est assise sur la pelouse.
Sous le portique de la maison, on vend des boissons, des sandwichs, et surtout des « pan bagnats » que mes amis indiens découvrent et apprécient.





Le Sarod est un instrument à cordes pincées très ancien. Il est venu du Nord de l’Inde. Tous les musiciens traditionnels indiens jouent de leurs instruments assis par terre sur un tapis

Le tabla est un instrument de percussion très populaire dans toute l’Inde. Il est composé en fait de deux tambours de taille différente. Ils permettent de donner des rythmes et des sonorités extrêmement complexes.

00:19 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
31.03.2008
Chennai ( Madras), la ville
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CHENNAI ( MADRAS )
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Je retrouve Madras avec plaisir même si c'est une ville bruyante et polluée sans beaucoup de richesses touristiques.

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CHENNAI ( MADRAS )– GOVERNMENT MUSEUM
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Je passe quand même une demi journée à revoir le Government Muséum et ses collections de bronzes magnifiques. ( Bon, c'est mal présenté mais enfin, nous sommes en Inde… et puis "Shiva Dansant" n'a pas besoin d'un scénographe pour s'imposer ).

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CHENNAI ( MADRAS ) – LE FORT SAINT GEORGES
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Je pousse une pointe jusqu'au fort Saint Georges. Hérité de la domination anglaise, le fort occupe un vaste espace au nord de la ville. Il demeure un centre militaire important. L'auto-rickshaw m'a laissé à l'entrée de la ceinture fortifiée. Je compte revoir le petit musée sans prétention.

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CHENNAI ( MADRAS ) – L’EGLISE SAINTE MARY
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Je traverse ensuite le fort pour me rendre à l'église Sainte Mary, la plus vieille église anglicane d'Asie. L’an dernier, je m’étais cassé le nez car elle était en travaux. J’avais hâte d’en voir les résultats cette année. Hé bien, ils ne sont pas convaincants ! On dirait qu’ils ne sont pas tout à fait finis ! Les pierres tombales qui entourent l’église n’ont même pas été nettoyées de leur fiente d’oiseaux….
Dans cet environnement militaire, les appareils photos ne sont pas les bienvenus. Je négocie juste l'autorisation de prendre le clocher.

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CHENNAI ( MADRAS ) – L’EGLISE SAINT ANDREW
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Je retrouve mon auto-rickshaw et lui demande de me conduire à l'église Saint Andrew, qui est l'une des plus belles églises néo-classiques de l'Inde. Je dois lui indiquer le chemin car je constate une fois de plus que les conducteurs d'auto-rickshaw connaissent très mal leur ville et pas du tout les principaux sites touristiques. En fait, m'ont dit mes amis, ils se déplacent surtout dans leur quartier et pour des trajets quotidiens ordinaires ( courses, école, travail ). Il est très rare que les touristes utilisent ce moyen de transports et préfèrent les taxis, plus confortables.
Par contre, je suis émerveillé par la rénovation de l’église St Andrew, située un peu plus à l’ouest, à deux pas de la gare d’Egmore.
![]()
Elle est inspirée de l’église londonienne de Saint-Martin-On-The-Field pour le clocher et le portique d’entrée.
Le reste de l’église est tout à fait original.
Le nef est circulaire. Elle est recouverte d’un dôme étonnant peint au « Lapis Lazuli », une pierre broyée qui donne ce ton de bleu outre-mer, et parsemée d’étoiles qui donnent l’impression d’un ciel nocturne. Elle est soutenue par 16 piliers de style « corinthien ».
Un beau vitrail éclaire le chœur et l’orgue le plus ancien du pays.
Etonnant aussi le mobilier de l’église. Les sièges d’acajou et de rotin se déploient en un demi cercle parfait autour de l’autel, alors qu’une belle structure ouvragée supporte les lampadaires au dessus des sièges.
Le sol est de marbre noir et gris.
La restauration de cet ensemble est vraiment magnifique !


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CHENNAI ( MADRAS ) - LA COUR SUPREME DE JUSTICE, LA PLUS …
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Je ne sais pas pourquoi les guides se sentent obligés de qualifier tous les sites et tous les monuments par un « le plus … quelque chose » ! Le plus grand, le plus petit, le plus haut, le plus bas, le plus ceci, le plus cela. Comme si le qualificatif augmentait l’intérêt pour la chose elle-même.
La Haute Cour de Justice de Chennai n’échappe pas à cette règle. Selon les guides, c’est le palais de justice le plus vaste du monde, après – noblesse oblige – celui de Londres. Non mais…
C’est vrai qu’il y a de quoi se perdre dans ces bâtisses de brique rouge, construite à la fin du 19ème siècle dans un improbable style Indo-Musulman.
Peut-être c’est le plus grand palais de justice, mais j’ai l’impression que c’est sûrement le plus fréquenté. En ce matin de semaine, avocats et clients se bousculent dans les allées et les couloirs.

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CHENNAI ( MADRAS ) - LE MONT SAINT THOMAS – C’EST LA FOI QUI SAUVE … _________________________________________________________________________________________
Nous partons à moto pour découvrir le mont Saint Thomas dans la partie sud de la ville. Il s’agit plutôt d’une colline mais son sommet à 75 mètres d’altitude dégage une vue panoramique sur la ville de Chennai. L’endroit est calme et verdoyant.
Ce mont est attaché à l’histoire de saint Thomas, l’un des 12 disciples de Jésus Christ, envoyé pour évangéliser les indiens. Entre les années 50 et 72 après JC, il parcourt les côtes du sud de l’Inde, Malabar à l’ouest et Coromandel à l’est. La tradition affirme qu’il a passé les derniers mois de sa vie dans une petite grotte de ce mont. Mais, en l’an 72, suite à une embrouille avec un prince du coin, il se fait embrocher par sa lance et meurt. Quinze siècles plus tard, les portugais qui occupent cette région font édifier un église dédiée au saint.
La vieille église couronne toujours ce mont qui est devenu un centre de pèlerinage chrétien.
Le chœur de l’église offre quelques reliques à la piété des pèlerins.
Tout d’abord, des fragments d’os du saint en question dans un reliquaire en forme de croix. D’accord…
Derrière l’autel, une stèle de pierre est scellée dans le mur. Elle est sculptée d’une croix et porte une inscription en « Sassani Pahlavi », une ancienne écriture iranienne. Le tradition prétend que le saint lui-même en réalisa le ciselage et qu’il la serra dans ses bras au moment de mourir. On dit même que cette pierre saigne périodiquement. Le problème est que, selon les experts, cette pierre sculptée, dont un exemplaire semblable a été découvert au Kérala, serait datée du 7ème ou 8ème siècle…
La troisième « relique » est une peinture de la vierge à l’enfant jésus. La tradition ( encore elle ! ) raconte qu’il s’agit de l’une des 7 peintures réalisée par Saint Luc lui-même ( autre apôtre du Christ et évangéliste ) et emportée en Inde par Saint Thomas. Je ne suis pas expert, mais cette peinture ( belle par ailleurs ) est réalisée à l’huile sur bois et elle semble plutôt dans le style du moyen âge que venue du début de notre ère…..
Tout cela n’empêche pas les pèlerins, parents et enfants, de vénérer ces reliques, de les toucher et de les embrasser.
Quand on a la foi….
Le cimetière des religieuses au flanc du mont.
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CHENNAI ( MADRAS ) - EGLISE SAINT THOMAS DU CANTONNEMENT MILITAIRE
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Au pied du mont, de retour vers Gandhi Nagar, nous tombons sur une belle église classique toute pimpante. Nous stoppons pour une petite visite même si cet édifice ne figure sur aucun guide. A l’intérieur, les nombreuses sculptures et stèles funéraires qui honorent des militaires laissent penser que l’église devait dépendre de la caserne toute proche.
A la sortie, une dame indienne qui semble s’occuper du lieu cherche visiblement à nouer la conversation. « Voulez vous des explications ? » demande t’elle. Comme Il est 13 h 30 et que nous sommes attendus pour le déjeuner je me dérobe en disant que ça va… j’ai vu… … Elle insiste en me demandant d’où je viens.. On parle un peu religion et elle me précise que cette église est une paroisse protestante. Je lui répond que je suis catholique mais bon, pas trop pratiquant. On enchaîne sur des considérations culturelles entre l’Asie et l’Europe. Puis nous voilà partis sur la gastronomie comparée entre l’Inde et la France…..
L’heure tourne mais c’est impossible de partir !
Comme une cerise sur le gâteau, elle nous annonce toute fière qu’elle a une recette formidable pour faire du vin. Du coup ma curiosité est à son comble. J’ai soigneusement noté la recette et je suis déterminé à la tester dans les prochains jours. Je ne résiste pas au plaisir de vous la communiquer :
Recette du vin indien
Ingrédients :
- 1kg de raisin noir
- 1kg de sucre ( ou 1,5k selon votre goût )
- 2 litres d’eau
- une pincée de levure de boulanger
- une poignée de farine de blé ou d’orge
- du temps
Recette :
- Dans un grand récipient, écraser soigneusement les raisins, ajouter le sucre et mouiller avec l’eau.
- Après deux jours, ajouter une pincée de levure de boulanger et mélanger.
- Après deux autres jours, ajouter une pincée de farine et mélanger encore.
- Laisser faire la fermentation le temps nécessaire pour que les sédiments se déposent au fond du récipient.
- Décanter, et voilà, c’est fait !
Si d’autres veulent essayer la recette, les survivants communiquent leurs commentaires sur ce blog
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CHENNAI ( MADRAS ) - TECHNOLOGIE …..
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Dans ce pays étonnant, la technologie la plus sophistiquée côtoie les installations les plus archaïques…
Nous sommes à deux pas de l’aéroport international de Chennai et des entreprises informatiques les plus performantes.
Ici, une pompe hors d’âge, alimentée par une improbable connexion électrique, alimente en eau des latrines peu engageantes.
Question : à qui est destinée la troisième porte ?
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CHENNAI – BHARATA NATYAM
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Il n'y a pas de Chennai sans le Bharata Natyam. Cette danse très codifiée est d'inspiration religieuse; La danseuse est accompagnée d'un petit orchestre et de chant. Les représentations sont nombreuses chaque jour dans les différentes salles de la ville. J'ai choisi celui du Sri YGP Auditorium qui est à deux pas de mon hôtel. Durant une heure et demi, je vis un moment magique de grâce et de beauté.

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CHENNAI ( MADRAS ) - ART ET BAZAR
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T-Nagar, est l’abréviation familière du Theyagaraya Nagar, quartier très actif au milieu de la ville. On ne peut pas dire que ce soit le centre ville, puisque cette ville n’a pas de centre… !.( rendez-vous plus tard pour un petit commentaire à propos du plan d’urbanisme de Chennai ).
Au cœur du cœur, le « Pondy Bazar » est le spot idéal pour le shopping et les bonnes affaires.
J’aime d’autant plus m’y promener que toute l’avenue est plantée de ces arbres, typiques de Chennai, qui étendent le parasol de leurs branches sur un rayon de plusieurs dizaines de mètres.
Une boutique retient mon attention. Elle vend tout ce qui est possible d’imaginer en matière de vaisselle et de batterie de cuisine. En Inde, la cuisine, c’est du tout inox ! Les verres, les coupelles, les assiettes, les plats, les pots, les gamelles… tout est Inox ! L’accumulation de ces objets, brillants et monochromes, a quelque chose de fascinant.
Immédiatement je pense à l’installation de l’artiste Indien, Subodh Gupta, à l’occasion du Bombayser de Lille, dans l’église désaffectée de Sainte Marie Madeleine qui proposait une accumulation de ces ustensiles sur une hauteur de plusieurs dizaines de mètres
L’artiste, qui vit et travaille à Delhi, expose dans le monde entier et utilise essentiellement ces objets quotidiens. L’une de ses œuvres qui représente deux bidons de lait ( en Inox, of course ! ) portés par un vélo, s’est vendue 40.000 € soit 2.200.000 roupies indiennes*. Sachant que le vélo vaut 2000 roupies à tout casser et que la vaisselle à Pondy Nagar peut se trouver sans marchander pour 500 roupies, calculez le bénéfice.
Ce brave gars au milieu de ses gamelles s’imagine t’il assis sur un tel tas de roupies ?

* Montant écrit à la mode française. En Inde, l’écriture financière a évidemment son petit côté particulier. Tout commence bien avec les centimes, puis les unités, les dizaines et les centaines qui sont « comme chez nous ». Le dépaysement commence avec les milliers qui, à la mode anglo-américaine, se marque avec une virgule et non un point. Rien a dire sur la dizaine de milliers, normale. Ca se gâte vraiment à la centaine de milliers où l’on vous colle carrément une surprenante virgule….
En résumé, on écrit 22,00,000 roupies… et on dit 22 Lakhs de roupies…
Merci qui ?
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CHENNAI ( MADRAS ) - LES JARDINS DE LA SOCIETE THEOSOPHIQUE
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La société de théosophie est un mouvement ésotérique créé à New York en 1875.
Sa doctrine soutient que toutes les religions sont des tentatives de l'homme de connaître « le Divin », et que, par voie de conséquence, chaque religion possède une partie de la Vérité. Son siège fut ensuite transféré à Bénares au nord de l’Inde, puis dans le quartier Adyar au sud de Chennai. Le voisinage avec la religion hindoue était évidemment un contexte favorable.
Annie Besant, irlandaise d’origine, en fut l’animatrice principale au début du 20ème Siècle. Elle est aussi une grande figure de la lutte pour l’indépendance de l’Inde.

Mais le principal intérêt de cet endroit est le parc de 250 hectares qui entoure les quelques bâtiments. Il ressemble à une grosse bulle d’oxygène dans cette ville bruyante et pollué …On y trouve une étonnante diversité de plantes et d’arbres. Dommage que ce lieu soit ouvert si parcimonieusement : deux heures le matin et deux heures l’après-midi… et pas tous les jours…
Les plans indiquent la présence du « Grand Banyan » au centre du parc. Le Banyan, assez répandu en Asie est un arbre extraordinaire qui, en quelque sorte, « pousse à l’envers ». Au bout de ses branches partent des racines aériennes dont la fonction est d’absorber l’humidité de l’air. En rejoignant le sol, ces racines donnent naissance à un nouveau sujet, et ainsi de suite. L’ensemble prend un aspect spectaculaire et peut atteindre des proportions importantes. Dans je ne sais plus quel pays, un banyan aurait abrité une armée de 7000 hommes. Je ne sais pas si c’est vrai, mais ici on est loin du compte. Il couvre à peine un diamètre d’une centaine de mètre. En plus, il a perdu son tronc principal qui est la partie la plus curieuse de l’arbre. D’autres banyans autour donnent une petite idée de ce que devait être ce tronc
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30.03.2008
Chennai ( Madras ), les plages
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CHENNAI ( MADRAS ) – PECHEURS
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CHENNAI ( MADRAS ) - MARCHE AU POISSON
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Profitant de l’anniversaire de l’un de mes amis, j’ai invité tout le monde pour une soirée dans mon appartement de Chennai. J’ai prévu de faire une Sangria et des tapas, sans penser que le shopping poserait quelques petits problèmes.
http://www.recettes-tapas.com/bases/recettes_tapas.php
http://www.arts-culinaires.com/recettes_par_cuisine/tapas...
Prévoyant la difficulté de trouver un vrai vin rouge à Chennai, je l’avais ramené de Pondichéry. Pas de problème pour trouver des fruits que l’on vend à chaque coin de rue. Par contre, pas la moindre gousse de vanille dans toutes les boutiques d’épices. Je me suis contenté de la canelle.
Même problème pour le persil dont j’ai fini par trouver un bouquet un peu fané….
J’avais repéré que l’on trouvait du pain français au « Spencers Plaza » pour faire des tartines à l’ail et à la tomate.
Tôt le matin, je prend un auto-rickshaw pour me rendre sur l’un des marchés aux poissons que l’on m’a indiqué. Ce grand marché s’étire le long de la mer, juste au début de « marina beach ». Le poisson vient d’être pêché et on aperçoit les barques des pêcheurs tirées sur le sable. Bon, il ne faut pas trop regarder les gambas qui baignent dans une eau un peu trouble, ni les mouches qui, la chaleur aidant, commencent à s’intéresser aux calamars….. Je me dis que le poisson est frais…..
Hélas, pas de moules sur ce marché. L’auto-rickshaw nous conduit vers un autre marché proche. Une vendeuse nous dit que nous n’en trouverons que demain, dimanche, et le mercredi…. Tant pis pour les moules !
Dernier problème, trouver des verres, assiettes et couverts en plastique. Ce n’est pas si courant ici, mais en questionnant de boutiques en boutiques, je finis par trouver un petit magasin de gros spécialisée dans ces articles.
Il reste à prendre le gâteau d’anniversaire commandé dans une bonne pâtisserie d’Adyar et de prendre quelques fleurs.
Après ce marché qui m’a pris au total une bonne journée je me dis que, peut-être, nous avons la vie facile à Paris où en une heure à « Carrefour » les courses étaient réglées. Mais ici, faire son marché est vraiment une aventure et non une corvée….
Tout est prêt pour une soirée sympathique et émouvante, commencée sur des airs de Flamenco et finie par des danses frénétiques et très sportives exécutées par mes amis indiens sur les derniers tubes du cinéma tamoul.
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CHENNAI ( MADRAS ) concours de kolam
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Grand concours de Kolam le long de Marina Beach !
Autour de cet art populaire du dessin à même le sol, la ville de Chennai organise un concours le long de la célèbre plage de « Marina Beach ». Les dessins se succèdent sur plusieurs kilomètres ! Certains ont déjà souffert des pas irrespectueux des promeneurs ou des traces de motos…. Dommage !
En cette fin d’après midi les promeneurs commencent à envahir le sable pour le plus grand bonheur de tous les petits marchands de boissons et de sucreries.
Pour déguster la canne à sucre, il y a une version plus moderne que celle que j’ai décrite précédemment ( avec les dents ! ). Une machine déchiquette les tronçons de canne et les presse. Le jus coule dans un gobelet en plastique. Le progrès….
Derrière nous, de l’autre côté du large boulevard qui longe la mer, le soleil se couche sur « Ice House ». Ce grand bâtiment en forme de demi-cercle était utilisé autrefois par les anglais en lieu de stockage des blocs de glace, spécialement apportés ici par bateaux depuis les lacs gelés de l’Amérique du Nord ! hé oui, monsieur, on savait vivre dans ce temps là.
Signe du temps qui passe, ce monument est maintenant un mémorial à la gloire de Vivekananda, un « swami* » qui prêcha une philosophie ascétique aux états unis d’abord, puis dans ce bâtiment où il s’installa à la fin du 19ème siècle et mourût ( Jeune !).
* Dans la religion hindoue, un swami est un ascète qui s’approche de la sainteté. Certains vivent pratiquement sans manger et sans boire.
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CHENNAI ( MADRAS ) - ELLIOT’S BEACH
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Dans la lumière dorée du soleil couchant, la plage d’Elliot commence à s’animer. Située plus au sud que la célèbre plage Marina, l’une des plus longue au monde, Elliot's Beach n’en est pas moins un rendez-vous très populaire prisé par les familles et, paraît-il, par les amoureux… ( mais chutttt…, nous sommes en Inde …. )
L’heure est aux petits manèges et jeux pour enfants, aux vendeurs de fruits et de sucreries. Plus tard dans la soirée, de nombreuses petits boutiques proposeront des poissons frits.
Signe de changement, un café branché vient de s’ouvrir sur la digue mais c'est le seul établissement commercial. Ambiance « expresso » et « cappuccino », « brownies » et « cookies ». Le propriétaire a même aventuré deux tables et quelques chaises en terrasse ! Une réelle innovation ici.





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27.03.2008
Tirupati - Andhra Pradesh
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TIRUPATI
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Nous décidons de nous rendre aujourd'hui à Tirupati que je n’ai pas eu le temps de visiter lors de mon précédent voyage. Titupati est le centre de l’un des plus grands pèlerinages hindous en Inde. Nous partons à 5 heures du matin de Chennai pour ce trajet de 3 heures.

Dès notre arrivée dans la ville, nous nous rendons au centre des pèlerinages pour acheter des tickets. Pour 50 roupies par personnes nous avons notre entrée pour le prochain créneau disponible, c’est à dire à 3 heures de l’après-midi ! Avec l’achat du ticket, nous passons au contrôle : un ordinateur enregistre la photo webcam et l’empreinte digitale de chaque acheteur de billet.
Cette formalité accomplie, nous avons le temps de nous mettre à la recherche d’un hôtel, de prendre un bon petit déjeuner et de faire une courte visite de la ville.

Le temple de Venkateshvara à Tirumalai date du 10 ème siècle. Il est situé à une vingtaine de kilomètres de Tirupati sur le sommet d’une fraîche colline au sud des monts Seshachalam. Il est dédié à Perumal ( c’est à dire Krishna, l’un des Dieux de la trinité hindoue ). La plupart des pèlerins grimpent cette colline à pieds nus par un chemin spécialement aménagé. Beaucoup sont vêtus de jaune et portent sur la tête un sac attaché par un foulard noué sous le menton. Le sac contient d’un côté une noix de coco vidée de son lait et remplie par du Ghee ( beurre clarifié) et, de l’autre, différentes offrandes destinées aux dieux.
Nous choisissons la version paresseuse : en voiture par une très belle route à sens unique. Passé le portail au pied de la colline, le territoire boisé est sacré. Tous les 100 mètres des panneaux indiquent : "no smoking", "no horn" et des surprenants "open urine not allowed". Dans cette forêt vivent, paraît-il, une quinzaine de tigres en liberté qui, parfois, dévorent un pèlerin.

Nous voilà au sommet de la colline couvert d’une multitude de bâtiments plus ou moins confortables qui abritent les voyageurs parfois pour plusieurs jours. Nous laissons la voiture pour nous rendre à pied jusqu'à l’entrée du périmètre du temple. Nous tombons sur une chicane de trois couloirs de plus de 100 mètres de long chacun. A raison de 15 minutes de piétinement par couloir nous sortons de ce cheminement. Nous passons un contrôle de sécurité très strict, digne d’un aéroport : fouille au corps, scan des sacs, etc…. Les appareils photos, les caméras et les téléphones mobiles sont strictement interdits. Prévenu d’avance, je n’ai pris qu’une pochette pendue au cou avec le passeport et l’argent. Contrairement aux apparences, ces contrôles n’ont pas tant pour objet de préserver le caractère sacré et priant du temple, leur objectif est surtout de prévenir tout acte de fanatisme ou de terrorisme dans ce lieu à grande densité humaine et à grande valeur symbolique. Naïvement, je pense qu’au bout de 45 minutes de queue et après ce contrôle, nous sommes arrivés aux portes du saint des saints. Erreur ! Nous voilà dans un nouveau dédale de couloirs, d’escaliers montants et descendants. La logique de ce cheminement échappe à toute raison. Il continue à se faire mètre après mètre, avec de longs quarts d’heures d’immobilité.
Déjà, les pèlerins les plus enthousiastes expriment leur ferveur et se donnent du courage en criant le nom du Dieu : les "Govinda !", "Gooovinda !" fusent à chaque instant.
Le long labyrinthe débouche sur un nouveau contrôle où nous sommes tenus de présenter le ticket d’accès. Le code-barre de chaque ticket est lu par un scan. L’écran de l’ordinateur fait apparaître la photo et les empreintes du visiteur. Ainsi le système informatique conserve en mémoire la tête et les empreintes de chaque visiteur ! Impressionnant si l’on imagine les millions et millions de visiteurs qui défilent chaque année. Je ne sais pas si ces informations sont stockées et s’il y a ici une Commission Informatique et Libertés… mais bon… c’est un autre sujet.
Après ce contrôle, nous continuons notre progression toujours à la lenteur de l’escargot.

Enfin le mouvement semble s’accélérer et nous débouchons sur un très large couloir semi-circulaire. Sur la gauche, une succession de grandes salles organisées en autant d’amphithéâtres aux ouvertures fermées par des grilles. Nous sommes dirigés la troisième salle, les deux précédentes sont déjà pleines d’au moins 300 personnes chacune. La salle se remplit rapidement, les grilles du haut se ferment et les suivants sont dirigés vers la salle numéro 4. Le dispositif ingénieux permet de stocker et de faire patienter en continu de 13 à 15.OOO personnes. En bas des gradins, mais derrière une autre grille, un flot humain provenant d’autres salles précédemment remplies semble se diriger vers la sortie toujours à vitesse très lente, et parfois de longs arrêts. Pourtant la ferveur ne faiblit pas et les "Govinda" sont repris de plus belle par la foule.
Sur place, les affaires continuent et l’on vend des beignets, des biscuits, des glaces et toutes sortes de journaux.
Nous restons assis dans cette salle durant plus de deux heures. Soudain un mouvement semble indiquer que la grille du bas va enfin s’ouvrir pour nous libérer vers le couloir de sortie. Cette perspective provoque une bousculade indescriptible dans les gradins et les gens s’agglutinent vers le bas. Enfin la grille s’ouvre dans une liesse générale. Pour autant, nous ne sommes pas au bout de nos peines et continuons à progresser très lentement dans un nouveau dédale de couloirs. Pourtant l’ambiance change, après un environnement de métal, de tubes et de tôle ondulée, nous voici maintenant dans la pierre sculptée qui indique que nous pénétrons enfin dans le temple lui-même.
Un peu plus loin, derrière les colonnes de pierre, la perspective s’ouvre vers l’une des cours intérieures du temple. Une foule est assise en méditation. En avançant un peu nous découvrons dans le jour qui tombe ( ici la nuit vient à 18 heures 30 ) la figure d’un Dieu, environné de mille lumières, qui, poussé par les prêtres, se balance lentement sur sa balancelle. Cette vue pousse au paroxysme l’excitation des fidèles.
Après 4 heures de queue et d’attente, nous entrons enfin dans le cœur du temple rempli par la musique de l’orchestre et les incantations.
Arrivés à la proximité du saint des saints la bousculade devient indescriptible. Pour moi, européen, j’ai l’impression d’être dans un stade de foot plutôt que dans une cathédrale! Tout le monde pousse dans tous les sens. Ma stature résiste à la pression mais je pense aux nombreux enfants qui doivent frôler l’étouffement.
Nous accédons enfin à l’étroit couloir qui conduit sur 10 mètres à la statue du Dieu Perumal. Tout le long de ce couloir, un service d’ordre musclé tire, pousse et, finalement, éjecte littéralement chaque pèlerin après ses quelques secondes d’extase devant la statue.


Je me retrouve dans la cour du temple, un peu sonné.
La pression est tombée et j’essaye de retrouver mes esprits. Mon premier sentiment est que ce pèlerinage est plus une expérience physique qu’une aventure spirituelle… ! Comment comprendre le sens de cette attente interminable ( pour nous ce fut quatre heures mais en période de pointe des pèlerinages cette durée peut être de six ou dix heures… ) en rapport aux quelques secondes passées en face de l’image sacrée ? Je ne sais pas, mais peut être cette longue attente, cette longue pression donne, pour le croyant, une force extraordinaire à la vision finale.
Il existe un ticket "coupe file" qui permet d’éviter toute cette attente pour la modique somme de 2000 roupies ( environ 40 euros: une fortune pour les Indiens… ! ) mais l’expérience ne doit pas être aussi forte…
A la sortie de l’enceinte, nous recevons dans la main le "Thirtham", eau parfumée avec des plantes sacrées, qu’il faut boire en partie et verser ensuite sur la tête.
Avec le ticket d’entrée, nous pouvons à nouveau faire la queue pour recevoir le "ladoo", une sorte de confiserie sacrée à base de farine de riz, de noix de cajou, de fruits secs et de Ghee (beurre clarifié). Chaque pèlerin bénéficie aussi d’un repas gratuit. Cette générosité n’est pas étonnante pour un temple qui est, paraît-il, l’un des plus riche du monde.
Il est 19 heures. La nuit est noire. Un fin crachin tombe sur la colline. Il fait frais.
Nous retrouvons notre chauffeur pour rejoindre l’hôtel
Nous sommes tombés au hasard sur un hôtel sympa, confortable, propre et pas cher ! Nous prenons le temps d'un solide petit déjeuner, bon mais terriblement épicé. La cuisine de l'Andhra Pradesh a la réputation d'être fortement piquante, de l'avis même de mes amis indiens… !
Nous poursuivons notre pèlerinage avec le temple de Srikalahasti dédié au Lingam ( emblème phallique ) du Dieu Shiva, troisième de la trinité hindoue. Ce temple est plus modeste et la foule moins nombreuse qu'hier, mais, sous une pluie fine, une longue queue nous sépare de l'entrée. Pour 50 roupies, nous décidons de nous offrir pour cette fois un billet d'entrée prioritaire. Le système informatique étant en panne il faut quand même attendre le ticket durant 15 minutes… Nous entrons directement mais nous retrouvons la même bousculade dans le cœur du temple. En tant qu'étranger j'ai droit à une attention spéciale du prêtre qui me fait passer au delà de la barrière. Heureusement que je connais maintenant à peu près les gestes qu'il faut faire. Me voilà avec le front marqué à la poudre rouge d'un "tilak".


Dans la cour du temple, nouvelle queue pour recevoir le fameux "ladoo" et une dernière queue nous propose une petite coupelle de riz au lait sucré.
Nous retrouvons la voiture pour un retour vers Chennai. La route est en très mauvais état et les trous succèdent aux trous. Nous en avons pour 45 kilomètres avant de rejoindre la voie rapide. A mi-chemin un village nous propose une providentielle "Wine shop". Nous repartons avec une série de bouteilles de KingFisher bien fraîche et, en prime, un ouvre-bouteille cadeau ! Nous nous arrêtons un peu plus loin dans la campagne pour déguster notre bière au bord de la route, au grand amusement des rares voyageurs perdus comme nous dans cet enfer.


Enfin nous rejoignons la "highway", belle comme une autoroute, pour filer sur Chennai.
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25.03.2008
autour de Chennai : Kanchipuram, Vellore
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KANCHIPURAM VILLE SAINTE DE L’HIDOUISME
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J’avais un mauvais souvenir d’un précédent voyage à Kanchipuram. La route emprunte l’une des grandes transversales du sous-continent indien qui relie Chennai à Bengalore. Elle très fréquentée et, à l’époque, elle était en mauvais état ou en travaux. J’avais souvenir d’embouteillages énormes. Plus rien de tout ça. Nous empruntons cette année une magnifique route à 4 voies. On pourrait se croire sur une autoroute mais, ne l’oublions pas, nous sommes en Inde et il faut donc se méfier des vaches qui traversent tranquillement les voies ou des engins agricoles qui les remontent à contre sens. Il faut rester maître de sa vitesse ! Malgré cela nous ferons les 75 kilomètres en moins d’une heure, un record.
Kanchipuram est considérée comme l’une des sept villes saintes de l’hindouisme. La cité compte, paraît-il plus de 120 temples. Pour la visite, je vais me contenter des six grand temples qui font la renommée et l’attrait de cette ville pour des pèlerins venus de tout le sud de l’inde.
Le pèlerinage est une démarche religieuse très importante pour un croyant hindou. Le pèlerin se prépare souvent durant plusieurs jours comme ceux-ci qui, depuis une semaine ne sont pas rasés et font abstinence du tabac comme de l’alcool. Ils sont souvent venus de loin par train, par bus ou parfois entassés inconfortablement dans la benne d’un camion, durant des heures, parfois des jours…Certains font une partie ou la totalité du trajet à pieds nus. Ils ont revêtu des vêtements noirs.
Ma première visite est pour le temple Ekambaranathar, dédié à Shiva et le plus vaste de Kanchipuram. Il se repère de loin avec son haut « gopuram » sorte de pyramide sculptés qui surmonte l’entrée. Dans sa cour pousse un manguier qui serait vieux de plusieurs milliers d’années et dont les quatre branches porteraient des fruits aux saveurs différentes… Bon…je n’ai pas vérifié ni l’âge, ni le goût.
Le temple de Kailasanatha est le plus ancien puisqu’il fut érigé au VII ème siècle. Ses sculptures évoquent celles du temple du rivage de Mahabalipuram, construit à la même époque, mais elles sont dans un bien meilleur état.
Après avoir achevé la visite de quatre autres temples, je décide de ne pas sacrifier à la traditionnelle visite d’ateliers et de magasins de saris. Kanchipuram est renommée dans tous le pays et même au delà pour la beauté des Saris de soie parfois brodés d’or tissés dans une multitude de petits ateliers et qui sont très recherchés pour les mariages.
Je n’ai pas l’intention d’en acheter cette année, je ne me vois pas assister au déballage de dizaines et dizaines de modèles pour repartir les mains vides…. Situation impossible à imaginer….
Nous quittons la ville avec l’intention de passer la nuit à Vellore distante de 60 kilomètres
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VELLORE – VILLE FORTIFIEE
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La suite de la route pour Vellore est encore une superbe «HighWay» à quatre voix.
Nous arrivons donc très tôt à Vellore pour trouver une chambre correcte et pas ruineuse à l’hôtel «River Wiew». Ok, la «River» en question ressemble plus à un égout pas très odorant qu’à une rivière poissonneuse, mais pour une nuit… En plus, l’accueil dans les hôtels est toujours un peu policier, le passeport qui est toujours photocopié, la raison du voyage, d’où l’on vient, où l’on va, depuis combien de temps on est là, combien de temps on reste en Inde….. En revanche, trois restaurants sont à notre disposition et un bar…Il était urgent d’en profiter ce soir car demain, c’est un jour national sans alcool… !.
La belle enceinte fortifiée carrée a été, depuis le XVI° siècle, l’objet de nombreux combats. Elle est passée notamment entre les mains des Marathes, des Moghols et enfin des Anglais.
Aujourd’hui, il s’agit d’une paisible esplanade abritant divers bâtiments administratifs, un petit musée sans intérêt mais cher, mais aussi ( heureusement !), un magnifique temple très ancien et très bien conservé.
Dans un coin de la cour du temple un arbre est chargé d’oripeaux et de petits assemblages en bois représentant des petits lits d’enfants. Ils cherchent probablement à attirer la clémence des dieux sur un enfant né ou à naître.
Au pied de l’arbre, une multitude de stèles sont dédiées au serpent cobra à mille têtes, Adi Sesha, sur lequel se repose traditionnellement le dieu Vishnu. Les pèlerins versent symboliquement du lait pour nourrir le serpent.
A la sortie du temple nous sommes « accompagnés » par une procession magnifiquement colorée et un groupe de musiciens.
21:35 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.03.2008
Mamallapuram ( Mahabalipuram) - Tamil Nadu
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MAMALLAPURAM ( MAHABALIPURAM ) - LEVER DU JOUR SUR LE TEMPLE DU RIVAGE
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Nous décidons de partir très tôt de Madras afin d'être sur place pour le lever du soleil.
Le site du temple du rivage est désert à cette heure, Seul un groupe de religieuses Jaïnistes se tient sur la plage, face au soleil levant. Elles sont vêtues d'un sari blanc, la bouche couverte d'un masque de peur d'avaler ( et de tuer !) des moucherons…
Le soleil apparaît et monte rapidement au dessus de l'horizon. L'instant est magique et nous restons plantés là en silence, nous aussi, pendant un long moment…




Mahabalipuram ( ou Mamallapuram ) est l'un des sites les plus célèbre de l'Inde du Sud. Une réputation qui n'est pas usurpée car depuis le 6 ème siècle, des monuments, creusés à même le roc, défient le temps et témoignent de la puissance de la civilisation des Pallava dans cette région du monde. Cette dynastie a dominé toute l’inde du sud pendant une bonne partie du premier millénaire, a laissé de nombreux témoignages de sa technique et de son art.
La richesse architecturale de ce village lui vaut d’être classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.
Le temple du rivage, rongé par les embruns et par le sel, serait le dernier restant d’un ensemble de sept, édifiés vers le septième siècle. Une énorme digue récemment construite, le protège de l’érosion qui est toujours à l’œuvre.
Brusquement, un autre nuage de jeunes femmes en sari rouge envahit la plage pour aller plonger timidement les pieds dans l’eau. La couleur uniforme des saris semble indiquer que ces femmes sont en pèlerinage car il est d’usage dans ce cas de porter la couleur associée au dieu que l’on va vénérer. Hé oui ! il y a un « dress code » des pèlerinages…
L'heure matinale nous préserve de la nuée des vendeurs de toutes sortes de bibelots et des guides en recherche de clients.
Pour attendre l'ouverture des sites historiques de Mahabalipuram, rien de tel que de s'offrir un petit déjeuner dans le luxueux hôtel "Temple Bay Beach Resort". Pour peu de roupies et dans un cadre superbe, on vous propose un somptueux buffet à volonté de spécialités occidentales et indiennes : du croissant au Sambar Vadai. Il y a de quoi se caler pour une partie de la journée.
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MAMALLAPURAM ( MAHABALIPURAM ) LES CINQ RATHA
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Plus haut dans le village, c’est le site le plus spectaculaire de Mahabalipuram. Cinq temples en forme de chars ont été sculptés dans un seul roc et sont dédiés à différents dieux. Autour des Ratha, des statues d’animaux représentent les montures traditionnelles de ces dieux : le taureau de Shiva ( nandi) ou l’éléphant d’Indra.
L’ensemble, finement sculpté, est vraiment exceptionnel.
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MAMALLAPURAM ( MAHABALIPURAM ) - LA DESCENTE DU GANGE
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Il ne faut pas rater non plus la paroi rocheuse sculptée comme un bas-relief de 12 mètres de haut. Dans la fissure du rocher intégrée à la fresque coulait autrefois une cascade. L’ensemble qui représente des dieux, des demi-dieux et des animaux illustrerait la naissance du Gange, fleuve sacré.

Toute la colline environnante est parsemée d’autres petits temples, de pavillons à colonnades et de sculptures.

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MAMALLAPURAM ( MAHABALIPURAM ) - LES SCULPTEURS
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Les héritiers lointains des sculpteurs de l’époque des Palava ont installé leurs ateliers en plein air sur une grande partie du village. Avec une technique et des outils qui n’ont guère changés depuis, on produit ici toutes sortes de petits objets mais aussi de grandes sculptures monumentales religieuses ou décoratives.
Certaines œuvres peuvent occuper des mois de travail.
Un peu plus loin, un bâtiment pompeusement nommé « musée de la sculpture » est, en fait, un entassement sans logique ni commentaire de la production de quelques artistes locaux.
Au milieu d’œuvres inspirées de thèmes essentiellement religieux, je tombe sur cette petite sculpture un peu coquine… étonnant, non?
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MAMALLAPURAM ( MAHABALIPURAM ) – FEMMES INDIENNES ET CINEMA
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A la sortie de l’enceinte des monuments, surprise, je retrouve notre groupe de jeunes femmes aux saris rouges. Elles semblent très agitées. J’en comprend vite la raison : L’un des grands réalisateurs du cinéma tamoul, Bharathi Raja ( http://en.wikipedia.org/wiki/Bharathiraja ) est en train de tourner un film sur ce site avec la participation d’un acteur très populaire : Vivek. Il faut dire que les vedettes du cinéma de Chennai ( Tamoul ) ou de Mumbai ( Hindi, le fameux Bollywood ) sont des stars énormes, riches et adulées.
Le pauvre acteur n’a que le temps de se réfugier dans sa caravane pour se protéger de cette meute en furie !





















































































































































































