18.01.2008

Orchha, Khajuraho - Madhya Pradesh

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ORCHHA - LES CENOTAPHES DE LA RIVIERE BETWA

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Mon objectif pour ce voyage en Inde du Nord est la visite des fameux temples de Khajuraho. Pour me rendre dans ce site un peu à l’écart de tout, j’opte pour un trajet par train de Delhi à Jhansi, ville située à 200 kilomètres au sud de Delhi. Le BHOPAL SHTBDI est un train super rapide et très confortable. Il ressemble un peu à nos trains « Corail » et un plateau de petit déjeuner est servi à la place. : inhabituel en Inde !. Le train fait un arrêt à Agra. Heureusement, car il décharge son gros paquet de touristes français en vadrouille pour le Taj Mahal mais qui commençaient à m’énerver sérieusement dans le compartiment. Le reste du voyage est, du coup, plus calme. A la gare de Jhansi, la voiture nous attend pour nous mener à 0rchha distant de seulement quelques kilomètres.
Orchha est une petite ville endormie au pied des « Chhatri », cénotaphes royaux*, qui se dressent le long de la rivière et de quelques anciens palais .
Une étrange atmosphère règne autour de ces monuments à demi abandonnés et que la nature est en train de manger. Ils témoignent pourtant des heures glorieuses où Orchha était une puissante capitale d’un état princier.
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* Les cénotaphes sont des monuments élevés à la mémoire de personnalités décédées mais qui ne renferment pas le corps du défunt.

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ORCHHA – JEHANGIR MAHAL

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La fortune passée de la petite ville se remarque surtout dans l’ensemble composé par ses trois palais aux bâtiments et aux cours imbriquées.
On y retrouve le même sentiment d’être suspendu dans le temps. On visite seul et librement ce dédale de salles, d’escaliers et de terrasses
Le « Sheesh Mahal » palais qui sert de jonction entre deux autres palais est maintenant transformée en hôtel-restaurant. Nous nous y arrêtons pour prendre un café. Le patron nous fait l’article sur le restaurant ouvert le soir et la présence d’un orchestre traditionnel. Le soir, après réflexion, nous décidons de retourner tranquillement à pied vers le site des palais sur les hauteurs d’Orchha. A vrai dire, il n’y a pas grand chose d’autre à faire dans cet endroit, et c’est toujours mieux que de regarder la télévision dans la chambre d’hôtel.
Nous arrivons assez tôt au restaurant. Dans la grande salle sont installés un couple à une table et quatre touristes dans un autre coin. L’orchestre promis est bien au rendez-vous avec ses musiciens et ses danseuses. Nous passons commande et commençons un repas très correct. J’imagine que peu à peu la salle va se remplir et venir réchauffer l’ambiance.
En réalité, c’est tout le contraire qui se passe…. Durant notre repas c’est tout d’abord le couple d’indiens qui quitte le restaurant. Peu après, c’est la tablée de touristes qui lève le camp pour rejoindre manifestement leurs chambres dans cet hôtel-palais. Nous voilà seuls dans la grande salle, face à l’orchestre, aux danseuses et tout le machin, jouant rien que pour nous. Jusqu’au bout on va jouer le jeu des applaudissements… mais c’est un peu étrange.
A la sortie du restaurant, il fait nuit vraiment noire. Je suis bien heureux de sortir ma petite lampe de poche, qui ne quitte pas mon sac à dos, pour affronter les escaliers et la route un peu chaotique pour rejoindre l’hôtel.
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ORCHHA, LE TEMPLE LAKSHMI NARAYAN

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Sur les hauteurs d’Orchha, un temple aujourd’hui désaffecté était dédié à Lakshmi, la déesse hindoue de la prospérité et de la richesse. La situation stratégique de cet édifice religieux à conduit le temple à se structurer un peu comme une forteresse. Les plafonds des couloirs voûtés intérieurs sont couverts de remarquables peintures assez bien conservées. J’ai à peine le temps de prendre quelques photos qu’un gardien assez bougon vient me signifier un peu rudement qu’il est interdit de photographier à l’intérieur du temple.
Tant pis, ce qui est pris est pris…
Depuis le toit, on jouit d’une superbe vue panoramique sur l’ensemble le la ville.
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GREVES ET BARRAGES ROUTIERS A NOWDONG

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A partir d’Orchha, il y a environ 200 kilomètres de route pour se rendre à Khajuraho, l’étape ultime de mon petit circuit en Inde du Nord. La route est bonne mais il n’est jamais possible de faire une moyenne de plus de 50 kilomètres à l’heure en Inde. J’avais prévu de partir tranquillement après le petit déjeuner mais l’arrivée dans l’hôtel d’un étrange personnage va bousculer ce plan. Le monsieur en civil s’installe à la terrasse de l’hôtel, juste à côté de nous. Ce qui m’intrigue c’est qu’il est accompagné de trois policiers armés qui s’installent aux points stratégiques de la terrasse. L’homme s’installe tranquillement et se fait apporter une boisson. Il sera rapidement rejoint par sa femme et son fils. Par un des serveurs de l’hôtel, nous apprenons qu’il s’agit du grand patron de la police locale. J’ai appris plus tard à mes dépends la raison de sa présence.
Le soir même, à la réception de l’hôtel, l’employé nous interpelle et nous conseille de partir très tôt le lendemain matin, avant 6 heures, nous dit-il.
En effet, il vient d’apprendre par le policier qu’une grande manifestation doit être organisée le lendemain sur la route de Khajuraho. Un peu sceptique, je m’exécute quand même. Le réveil sonne à 5 heures et nous voilà partis sans petit déjeuner, avant même le lever du soleil.
La première partie du voyage se passe sans problème. Après environ trois heures de route, nous faisons la fatale erreur de nous arrêter pour un petit déjeuner pourtant bien mérité.
Quelques kilomètres après avoir repris notre chemin nous nous heurtons à un barrage routier qui vient juste d’être mis en place à l’entrée de la ville de Nowgong par les manifestants. Même avec notre bonne gueule de touriste, il n’est pas question que je passe. Les manifestants ont l’air très excités, pas tellement contre moi mais plutôt contre notre chauffeur qui semble être pris comme un briseur de grève. Nous décidons de rebrousser chemin pour nous retrouver dans le même restaurant pour prendre un deuxième petit déjeuner…
Après trois longues heures d’attente, nos informations indiquent que les barrages devraient être levés très bientôt. Nous reprenons la route mais pour nous retrouver face au même barrage, avec des grévistes de plus en plus nerveux qui prennent à partie un autre chauffeur un peu excité. Notre chauffeur semble encore une fois verbalement agressé par les manifestants. Nous trouvons refuge à l’ombre dans une sorte de coffee-shop gouvernementale. Je n’ai pas envie de consommer mais au moins il fait un peu plus frais ici. Après une nouvelle heure d’attente, les barrages se débloquent enfin. Il nous faudra encore une heure pour nous sortir des énormes embouteillages provoqués par cette manifestation.
La route est maintenant ouverte pour Khajuraho.

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KHAJURAHO - LES TEMPLES DU SECTEUR OUEST

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Endormis durant plusieurs siècles au fond d’une jungle végétale impénétrable et à l’écart de tout, les temples de Khajuraho forment un ensemble fascinant qui fut re-découvert il y a peu de temps en 1819 par un géomètre et un capitaine de l’armée britannique. L’implantation de cet ensemble dans un lieu éloigné de tout reste un mystère encore inexpliqué mais, au moins, elle les a protégé des destructions des invasions musulmanes.
Le site a été magnifiquement restauré. Il est parfaitement entretenu .
Sur un gazon soigneusement coupé, éclate la beauté et la majesté des neufs temples qui subsistent encore. Il suffit de s’approcher un peu pour découvrir la profusion des sculptures qui évoquent des scènes de la vie quotidienne, des processions, des musiciens, des danseurs.
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KHAJURAHO – LES SCULPTURES EROTIQUES

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La réputation des temples de Khajuraho repose sur le côté très érotique de certaines des sculptures de ces temples. Avec une périphrase « so british » le capitaine anglais qui a découvert ce site au début du 19 éme siècle notait dans son commentaire « … le sculpteur a parfois traité son sujet de façon un peu plus chaleureuse que ce qui était strictement nécessaire ». Plus « British » n’est pas possible !
Il est vrai que la beauté mais aussi le réalisme un peu cru des représentations surprend nos habitudes culturelles. Imaginerait-on des scènes de masturbation, de partouzes ou de sodomie animale sur les tympans de la cathédrale de chartres ?
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KHAJURAHO, LES TEMPLES DU SECTEUR EST

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A l’Est de la ville, un autre groupe de temples' moins spectaculaire' mérite quand même une visite
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Au milieu d’un rond-point de la ville un monument rend hommage au sculpteur inconnu des temples.
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KHAJURAHO – COMMENT UN AGENT DE SECURITE DE L’AEROPORT PREND SOINS DE MON POLO…

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La prolifération des nouvelles compagnies « low cost » permet maintenant de voyager à l’intérieur de l’Inde dans des conditions économiques tout à fait acceptables. J’ai donc réservé le billet retour sur un vol vers Delhi. Je pensais que le trajet était direct mais il fait un détour par Varanasi ( Bénares ) à l’est, pour repartir à l’ouest vers Delhi. Surtout ne pas chercher à comprendre !
L’aéroport de Khajuraho est vraiment minuscule et nous sommes seulement une dizaine de personnes à attendre.
L’avion est annoncé. Nous nous présentons au contrôle de sécurité. L’agent m’interpelle, mais dans un premier temps je ne comprend pas très bien ce qu’il veut me dire . Je comprend finalement qu’il s’intéresse à mon polo pour me dire qu’il est « upside down » c’est à dire à l’envers.
J’ai du mal à ne pas éclater de rire , car mon Polo acheté en Inde est un Calvin Klein, non contrefait je pense, mais qui laisse apparaître les coutures… Je suis tellement désarmé par le fait que la sécurité de l’aéroport s’intéresse au sens de mon T-shirt que je lui répond simplement…. « dont worry, its fashion.. » « ne vous inquiétez pas, c’est la mode.. »


Commentaires

ce que je cherchais, merci

Ecrit par : Nina_Tool | 20.09.2009

Merci pour ce post, bonne reflexion

Ecrit par : jogos carros | 21.11.2010

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