02.04.2008
Pondicherry, la ville
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PONDICHERRY – LE DEBUT D’UN VOYAGE
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Mon voyage en Inde commence, comme d'habitude, par Pondicherry.
Le vol Paris-Bombay, puis Bombay-Madras est long mais c'est presque devenu une routine. Mes amis m'attendent à la sortie de l'aéroport et la voiture de Selvam nous conduit vers Pondicherry.
Juste à la sortie de Madras, nous marquons un arrêt au bar où, rituellement, à l'aller comme au retour, nous prenons ensemble une ( voire deux ) bière « Kingfisher » accompagnées de quelques snacks.
J'ai quitté Paris depuis 24 heures et je n'ai pas dormi dans l'avion. Je suis vraiment fatigué.
Ni le vacarme de la circulation indienne, ni les Klaxons agressifs, ni le radiocassette de la voiture qui joue à plein pot le "song" du dernier film à la mode "gillie", ( gillie.2.mp3 ) ne m'empêcheront de m'écrouler de sommeil.
Du coup j'arrive à l'hôtel un peu groggy…
Mes compagnons et le personnel de l'hôtel s'occupent de mes bagages, de ma clef et des formalités. Quelques minutes après je suis dans la fraîcheur de l'air climatisé de la chambre. La transition est brutale entre les quelques degrés de Paris et les 30° de Pondicherry !
J'ai obtenu de mes amis qu'ils ne reviennent qu'en fin de journée, mais ils ont la ferme intention de fêter mon arrivée. C'est samedi soir.... Saturday night fever...!
C'était sûr que les copains ne me laisseraient pas tranquille un tel moment. Leur décision est sans appel : Soirée discothèque pour tout le monde. ( Eh oui, parce qu'il y a une discothèque à Pondicherry, même si elle n'est répertoriée ni au Routard ni à Lonely Planet...

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PONDICHERRY - BALLADE SUR LE FRONT DE MER
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Le lendemain, pour me remettre la tête à l'endroit, je fais la ballade favorite des Pondicherriens : le Cours Goubert. Du haut de sa digue, il surplombe le Golfe du Bengale sur une longueur deux kilomètres.
L'enfilade de monuments est très belle et, c'est mon avis, très bien entretenue par les autorités locales. La plupart de ces bâtiments datent de la présence coloniale française : la mairie, le monument aux morts des "Indes françaises", les anciennes douanes, le vieux phare, le secrétariat du Gouvernement.




Tout au bout, le siège du Consulat de France.
Tout cela sous le regard croisé de Gandhi ( écrasé sous son dais ) et de Nehru ( un peu en pénitence au coin de sa place ).

On pratique le Cours Goubert exactement comme les Ramblas à Barcelonne : dans un sens, dans l'autre, puis on recommence jusqu'à épuisement. A la tombée du jour, qui survient vers 18h30, la fraîcheur, le vent et les embruns font revivre le promeneur
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PONDICHERRY - APRES-MIDI PLACE DU GOUVERNEMENT
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Aux heures les plus chaudes de la journée, l'endroit le plus agréable de cette ville est la place du Gouvernement. Il faut d'abord prendre une bière fraîche restaurant-hôtel "Qualithe". L'endroit est sombre et frais, pas très net, mais tellement nostalgique... Accompagner la bière par un "Chiken sixty-five" est un grand moment !
Après cela, vous aurez sans doute le courage de traverser la rue et de vous abriter sous l'ombre accueillante des "peltoforum", plantés là à la fin des années 40. Quel bonheur de s'asseoir ( ou de s'allonger ... ) sur un banc !

Le son d'une flûte me réveille... Un homme joue et fait la manche. Etonnant, il sort un son magique d'un instrument taillé dans un vulgaire tuyau de plastique...
Les images réelles et imaginaires, les sons, les parfums, se bousculent. Je ne sais plus très bien où je suis, mais je suis bien.
A cet endroit, en 1702, s'élevait autrefois un fort à la Vauban qui assurait la défense de la ville. Une petite plaque pratiquement invisible rappelle cela. En regardant le vieux plan de Pondicherry, on retrouve la présence de cette défense. On est surpris de constater que le plan de la ville n'a pratiquement pas changé depuis 3 siècles...


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PONDICHERRY - LA VILLE « BLANCHE » ET L’EMPRUNTE FRANCAISE
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Contrairement à ce que certains peuvent prétendre, l'influence française dans cet ancien comptoir est réduite comme une peau de chagrin. Il reste le magnifique quartier de la "ville blanche" qui s'étire à l'est de la ville entre le canal et l'océan, avec des noms de rues qui sentent d'autres siècles : la Bourdonnais, Surcouf, Suffren, Romain Rolland, des Bassyins de Richemont, ...

Partout des bâtiments historiques qui sont protégés, souvent très bien restaurés ( Une récente opération a transformé un ancien bâtiment de l'administration en hôtel-restaurant de grand luxe ).

Il y a aussi le Lycée Français, l'Alliance Française, la librairie française...
C'est un plaisir étrange de déambuler dans ces rues, de s'aventurer dans ces cours intérieures, de pénétrer dans la fraîcheur de ces églises.


Mais, à part cet étroit périmètre étrangement suspendu dans le temps, Pondicherry, avec ses quelques 600 000 habitants est bien une ville indienne.
Même le nom anglais de Pondicherry est amené à disparaître, et il n’est pas sûr que le nouveau nom de Puducherry remporte un franc succès. Il y a peu, un responsable politique ultra-nationaliste décida qu’il fallait supprimer tous les noms de rues en français - genre rue Surcouf, rue romain rolland, rue saint louis, rue de la marine ou autre rue Saint gilles…-. Ce fut une catastrophe pour toute l’activité touristique car la plupart des touristes, européen comme indiens, viennent justement pour ce petit parfum désuet de France. Dare-dare, on a rétabli les plaques de rues en Français avec le simple sous titre en Tamoul.
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PONDICHERRY - LE PATRIMOINE TAMOUL
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J'ai décidé de découvrir un peu du patrimoine architectural tamoul ( bravo aux auteurs du tout nouveau petit guide sur Pondicherry et Mamallapuram édité chez Travellog ). Les maisons les plus intéressantes sont situées dans les rues " Eswaran Dhamaraja Koil", "Sri Arobindo" et "Calve Supriya Chettiar". Pas facile de trouver une rue dans cette ville... D'abord, il n'y a pratiquement aucune plaque d'indication. Lorsqu'un nom est indiqué il est écrit selon des orthographes tout à fait variables. Une rue change de nom sans crier gare... et pour couronner le tout, certaines rues portent deux noms en même temps... Le tracé orthogonal des artères, typique de Pondicherry depuis avant 1700, facilite le repérage. Avec un bon plan et en comptant les rues, on s'y retrouve !
J'adore ces maisons aux sombres portiques soutenus par de massives colonnes de bois sculpté. L'une d'entre elles abrite un émouvant petit musée à la mémoire du poète nationaliste tamoul Bharathi.




Pour terminer cette ballade, je file vers le cimetière tamoul situé un peu à l'extérieur de la ville dans le quartier Ouppalam. C'est Manuel qui m'emmène à l'arrière de sa moto. Mais Manuel conduit comme un indien, c'est à dire comme un fou au milieu d'une circulation aux règles très étranges. Je crois mourir dix fois. Grâce à Ganesh que je prie désespérément, j'arrive vivant...
Arrivé à la porte du cimetière fermée par un lourd cadenas il faut questionner un promeneur, qui sort de sa sieste le gardien, qui retrouve la clef du cadenas située je ne sais où.... Vingt minutes après, la porte est ouverte. That's India... !


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PONDICHERRY - LE MARCHE CENTRAL
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Le marché central est véritablement le ventre de la ville. On y trouve absolument de tout : des fruits et de légumes, bien sûr, mais aussi des fleurs, de la viande, des volailles vivantes ( que l'on tue, plume et découpe devant vous ), des épices, du tissu et des vêtements, de la quincaillerie, des ustensiles de cuisine....
Les parfums agréables et désagréables s'entrechoquent ...
Dans ce vaste quadrilatère on déambule difficilement dans d'étroites allées ou des ruelles. Les étals souvent à même le sol viennent empiéter sur le passage. La boue et les épluchures rendent le sol glissant sous vos pieds. L'équilibre est parfois difficile à tenir...
La foule est dense.
La vie du marché ne cesse que tard dans la nuit pour reprendre tôt le matin.


L'activité du marché central déborde sur toutes les rues avoisinantes où les boutiques sont collées les unes aux autres. Le week-end, d'autres petits marchands installent leurs tréteaux. Dans les espaces libres, à même le sol, des vieilles dames vendent quelques légumes ou quelques herbes aromatiques.
Le marché central est vraiment un lieu que j'adore et où j'ai plaisir à me promener, sans but précis. Rare qu'un vendeur ou une vendeuse ne vous décroche un large sourire et ne vous interpelle pas par l'inimitable "Wherrre You Coming Frrrrrom ?" qui est le prélude à un échange sympathique.

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PONDICHERRY - LE JARDIN BOTANIQUE
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Je suis venu plusieurs fois à Pondicherry, mais jamais je n'avais eu l'occasion de franchir la porte du jardin botanique. J'ai demandé à Manuel de me faire découvrir cet endroit. Il me conduit sur sa moto. Comme d'habitude, je crois mourir 10 fois sur la route.
Par contre, il connaît le jardin comme sa poche et me dit y être venu de nombreuses fois pour potasser des cours dans le calme et la fraîcheur de ce superbe endroit. Effectivement, en cette fin de matinée, de nombreux jeunes lisent ou étudient. Un petit train conduit les plus jeunes enfants à travers cette nature. Plus loin, toute une classe s'est réunie autour de quelques biscuits et de boissons.
Je suis surpris par le nombre important de visiteurs dans ce parc. L'ombre fraîche y est sans doute pour beaucoup.



19:25 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inde du sud, pondicherry, tamil nadu, inde

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